jeudi 26 avril 2018

J'ai mis du rose pour faire joli. C'est trop triste sinon tout ça.

Y'a du rose, ça fait joli, ça égaye un peu et ça fait genre, "ça va".
Mais tu vois, y'a le cactus aussi. Et lui, bah il est juste beau. Mais il pique.

Ma vie en ce moment c'est un peu pareil. Un beau sourire de façade (quoi que même ça j'ai encore du mal) et tellement de piquant à l'intérieur, t'imagine pas.

J'te jure, tu peux pas imaginer car ça fait mal de souffrir au quotidien. Comme c'est épuisant de se sentir impuissante pour soi même. C'est ça, je me sens impuissante, quoi que je fasse, quoi que je tente, que ce soit un rendez vous chez un thérapeute à 120 balles la séance ou une séance de méditation seule chez moi. Y'a rien qui marche, rien. Je souffre, encore, toujours, plus même. J'ai l'impression de régresser, de revenir 4 ans en arrière. Tout ce chemin parcouru pour .... quoi ? qui ?
Franchement, là je sais plus. 

Jte jure que je fais tout pour sortir la tête de l'eau, mais ces vertiges qui ne s'arrêtent pas, ces nausées qui vont avec, ces nuits de 9-10h où je suis toujours aussi épuisée au réveil, ces douleurs dans tout le corps, cette vision floue, ce cerveau qui part en couilles et qui te fait oublier le pourquoi tu étais devant ce putain de frigo, ces 47 kilos toute mouillée pour mon putain de mètre 70. Beaucoup de p**** je sais, mais sérieux, tu dirais quoi toi à ma place ?!
Jte jure que je suis bien entourée, mais bordel qu'est ce que je me sens seule face à ma souffrance, à ma détresse, à mes pleurs.

Ça devrait pas exister de souffrir autant, ça devrait pas exister de pas avoir de solutions, d'avoir autant de diagnostic que de médecin et de pas réussir à souffler un peu. Ça devrait pas exister de passer ses journées à chialer à se demander quand et comment on va sortir de toute cette merde que la vie nous inflige. Non ça devrait pas exister. Parce que c'est trop difficile. Parce que j'ai été forte pendant plus de 5 ans mais que là, tout de suite, j'y arrive plus.

Alors comme sur la photo, je mets du rose devant un cactus, du sourire sur mon visage, pour cacher que la vérité est plus piquante qu'on ne le croit.