mercredi 19 septembre 2018

Je m'écroule en moi même

D'aussi loin que je m'en souvienne l'écriture à toujours, toujours, été mon exutoire. J'ai tellement écrit... mes joies, mes peines, mes bonheurs, mes coups durs... TOUT.

Et depuis 3ans: rien, nada, nothing. Alors que les premières années de la maladie (pour rappel je suis malade depuis quasi 6 ans) l'écriture m'a littéralement sauvée, aujourd'hui j'ai comme qui dirait le syndrome de la page blanche.
Pourtant Dieu sait à quel point j'ai des choses à dire et comme j'en ai besoin... Alors aujourd'hui, j'essaye, encore.

Depuis quelques jours je me sens mieux, quel bonheur de se sentir à nouveau soi après des mois de souffrances, des mois à ne plus du tout se reconnaître. Mieux ne vaut pas dire guérie. La guérison prendra des années alors il me semble important de se réjouir des petits victoires.

Mais, le constat est amer. Le mieux ne dure jamais bien longtemps et il nous laisse béa de solitude. Oui, quand on est mieux, qu'on peut faire plus de choses on se sent indéniablement seul. J'en reparlerais prochainement.

Quand revient le jour où le lit n'est plus un ami mais une prison, où les douleurs reviennent, où le moral frôle le néant, il faut conjuguer avec. Même si le répit n'a duré que quelques jours on croit toujours qu'il ne va pas cesser, on vit dans la crainte que tout revienne mais avec l'espoir de continuer sur cette lancée.

Aujourd'hui est un de ces jours. J'ai mal, je suis mal, je me sens vide. Vide comme "je ne sais plus qui je suis, à quoi j'aspire, ni quand ce combat prendra fin".  Vide et tellement remplie à la fois. Ce sentiment est tellement "bizarre". Vide de tout, vide de cette lassitude vide de ce combat et remplie d'envies, d'ambitions, de "quand ça ira mieux" ... Cette ambivalence ne me ressemble pas, elle est dictée par la maladie, par ce que la maladie me fait devenir. Mais elle n'a jamais existé avant. Alors il faut apprendre à conjuguer avec ça. AUSSI.

Bref, vous l'aurez compris ce soir est un jour sans. La maladie nous vole même notre essence même, je trouve ça complètement fou. Derrière tout ça il faut réussir à ne pas oublier qui nous sommes, qui avons nous toujours été et ne pas laisser la maladie prendre le contrôle. C'est un travail de longue haleine que beaucoup n'ont pas le courage de faire. Je ne me cache pas, j'en fais partie certains jours c'est indéniable.

Mais, histoire de terminer cet article sans queue ni tête sur une notre positive je n'oublie jamais que demain est un autre jour, que la maladie vole des années de ma vie mais elle n'arrivera pas à m'enlever pour toujours qui je suis. 

Alors on s'accroche, on relève la tête, on pleure un bon coup et on avance. Même à terre. 

xoxo


1 commentaire:

  1. Le vide que tu décris est terrible... Il l'est d'autant plus quand on est entourée et qu'il est présent en nous malgré tout. Je te souhaite tellement de sérénité pff :( courage ma brunette, continue le chemin. Gs bisous

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